Retour sur des vacances en famille qui, malgré les apparences, ne se sont pas déroulées tout à fait comme prévu. Nous en garderons tout de même de beaux souvenirs avec quelques leçons financières à tirer. Photos en prime.
Nous avons opté cette année de faire un road trip en Ontario dans le but de limiter le coût de nos vacances en famille. Naturellement, quatre pleins d’essence sont beaucoup moins dispendieux que quatre billets d’avion. Nous avions donc choisi au début de l’été d’aller visiter la région de la baie Georgienne au nord de Toronto.

Notre budget devait graviter autour de 2 000 à 2 500 $. Un montant assez réaliste pour une famille de quatre qui n’aime pas le camping. Au final, nous avons été force de dépasser notre budget d’au moins 600 $ pour une raison un peu hors de notre contrôle.
Une première mésaventure avec Airbnb
Depuis l’apparition d’Airbnb, j’ai utilisé ce service à 10 reprises lors de mes vacances. À ce jour, je n’avais eu aucun problème. Pour nous aider à entrer dans notre budget, j’avais choisi un superbe chalet de trois chambres en bordure d’un terrain de golf, à une centaines de mètres de la baie Georgienne dans le charmant village de Port Severn. 960 $ pour six nuits et la possibilité de cuisiner nos repas. Difficile de demander mieux.

Vous l’aurez peut-être deviné. Pour la première fois, mon hôte a annulé la réservation à seulement cinq jours de notre départ. Le syndicat de copropriétaires auquel il faisait partie voulait mettre fin à la location court terme et lui avait envoyé une lettre le menaçant de le poursuivre s’il continuait. Difficile de lui en vouloir. Il a tout de même fait le tour de ses contacts dans la région pour nous trouver quelque chose, mais rien qui faisait vraiment notre affaire.
Évidemment, il n’y avait plus grand chose de disponible dans un si court délai et on a dû revoir nos plans, au point tel de considérer aller dans un tout inclus. J’avais par contre déjà acheté au mois d’avril des billets à rabais pour Canada’s Wonderland, et les prix pour le sud ne faisaient pas de sens étant donné notre été plutôt médiocre; tout le monde semblait vouloir partir et les avions étaient pleins.
Pourquoi ne pas aller aux chutes?
J’ai cherché pendant presque trois jours. Pour six nuits dans la même région, il aurait fallu débourser 2 500 $ ou plus pour le logement seulement. Par contre pour quatre nuits (lundi au vendredi), il y avait un peu plus de disponibilité, mais plus au sud à Collingwood dans la région des Blue Mountains. Par contre, ça revenait quand même autour de 1 000-1 500 $, selon la qualité des emplacements.
Notre choix s’est arrêté sur un établissement qui nous offrait une réduction de 200 $ et 150 $ de crédit au restaurant si j’acceptais d’assister à une présentation sur un programme de réservations de voyages, un peu dans le style time share. Un bon deal à mes yeux car il s’agissait d’un beau resort sur le bord de l’eau, avec une superbe piscine qui allait plaire aux enfants. Notre unité d’une chambre contenait une cuisinette et nous permettait ainsi de cuisiner no repas comme voulu. Plus de détails sur cette offre spéciale plus bas.
Pour les deux premières nuits, Annie a eu l’idée de faire un détour et d’aller voir les chutes de Niagara. Le problème avec Niagara Falls le weekend en plein été, le prix moyen des chambres d’hôtel est d’environ 350-400 $ la nuit.
Le hasard a bien fait les choses, car nous travaillons actuellement au bureau pour un client qui développe un projet de salle de spectacle adjacente au Hilton situé en face du casino et des chutes. Notre client a été ravi de m’offrir un escompte de 50 % pour deux nuits avec déjeuners inclus.


Au final, l’hébergement nous a quand même couté 1 640 $ au lieu de 960 $. Nous aurions pu choisir des hôtels 3 étoiles, mais les escomptes que nous avons reçues nous ont forcé à opter pour la proximité et les belles piscines. Une décision que nous n’allions pas regretter étant donné le temps frais qui était à venir.
C’est cette mésaventure avec Airbnb qui nous a donc fait dépasser notre budget. C’est sans compter les jours d’hôtel où nous avons dû fréquenter les restos, ceux de Niagara Falls de surcroit. 700 à 800 $ de moins et nous aurions respecté notre budget.
La dépense la plus importante fut sans contredit celle de l’hébergement. En contrepartie, la dépense de transport pour ce voyage a été faible avec quatre pleins pour un total de 220 $.
Restaurant et épicerie combinés auraient pu être moindre sans les nuits d’hôtel, mais pas tant que ça puisqu’il faut quand même manger.
Nous n’avons pas trop exagéré sur les activités : manèges et glissages d’eau, zoo, mini golf, luge de montagne, croisière et arcades. Rien d’extravagant.
La capitale des lunes de miel, vraiment?
Niagara Falls est vraiment un drôle d’endroit. La ville se vante encore d’accueillir le plus grand nombre de nouveaux mariés en lune de miel. Laissez-moi en douter. J’ai été surpris de voir à deux coins de rue de notre hôtel, des maisons pratiquement abandonnées comme on en retrouve dans les villes américaines qui mal digéré la crise financiére de 2008-2010.
Je la surnommerais plutôt la capitale de l’attrape touriste avec ses restaurants et activités hors de prix, sans oublier ses casinos. Après avoir vu les chutes, de loin et de près à bord d’un bateau, on se tanne vite. Même les enfants n’ont pas trop raffolé de la balade en bateau. Faut dire qu’Henri tenait mordicus à monter en haut de la tour au lieu d’aller se faire mouiller sur un bateau.





Même Marineland a perdu ses lettres de noblesse. En plus d’être accusé de maltraiter les animaux (les charges été retirées, mais tout de même), le site serait en piteux état selon les commentaires.
Nous avons plutôt opté pour une balade à Niagara-on-the-Lake, une ville vraiment charmante avec ses vignobles et son centre-ville d’époque.

Et cette offre de timeshare?
Pour obtenir nos escomptes, nous avons dû assister à une présentation de 30 minutes suivie d’une visite complète des installations, avant de s’asseoir avec un représentant pour une session de vente en bonne et due forme.
L’offre était la suivante : pour un « maigre » frais d’adhésion de 26 500 $ (financé à un taux d’intérêt quand même avantageux), un frais d’entretien annuel de 957 $ et un frais de gestion de 125 $, un membre reçoit 105 000 points par année qu’il peut échanger contre des semaines de vacances parmi 3 000 établissements à travers le monde. De plus, chaque échange de point exige le paiement d’un frais administratif de 189 $.
Ensuite, le membre peut utiliser les installations du resort de Collingwood en tout temps. On s’entend que je ne me rendrais pas à Collingwood tous les weekends pour me faire bronzer sur le bord de la piscine ou utiliser le gym.
Comme incitatif, le futur membre recevait deux semaines gratuites n’importe où dans le réseau, une passe de saison pour le centre de ski de Blue Mountains et 10 rondes de golf au club local. Encore une fois, je ne prévois pas aller skier au nord de Toronto dans une montagne aussi élevée que le mont St-Bruno. Bien sûr, il n’y a jamais rien de gratuit. Le frais d’adhésion tient compte de ces beaux cadeaux.
Le pitch de vente était le suivant : considérant que des vacances outre-mer peuvent coûter en moyenne 5 000 à 10 000 $ en hébergement de qualité, l’investissement était rentabilisé après 5 à 7 ans. J’avoue que j’y ai pensé quelques minutes et j’ai fait quelques calculs rapides pour valider, C’est en effet juste si une famille prend de telles vacances tous les ans à ce prix, et ce raisonnement ne tenait pas compte des dépenses liées au transport.
Nous avons choisi de passer. J’aime planifier mes vacances moi-même et chercher des aubaines. Je ne pense pas voyager si loin tous les ans et l’investissement initial s’avère donc élevé. De plus, j’ai rarement entendu de bons commentaires sur n’importe quel type de timeshare, bien que celui-ci soit un peu diffèrent. Ils ont fait des contre-offres et essayé de nous convaincre qu’on allait quand même dépenser ce montant, mais sans succès.
Le roi de la jungle!
Au final, nous avons eu beaucoup de plaisirs en famille et c’est ce qui compte. La température n’a pas été au rendez-vous. Il a fait beau, mais particulièrement froid pour le mois d’août. Au lieu de passer nos journées à la plage, nous avons fait plus de piscine, de marche et de ballades en voiture.
Nous avons tout de même fini en force avec deux jours à Toronto, dont un à Canada’s Wonderland et l’autre au zoo de Toronto. Les enfants ont adoré les manèges et les glissades d’eau. J’avais acheté nos billets au mois d’avril et ainsi profité d’un rabais début de saison d’au moins 75 $ pour l’ensemble des billets.

Par contre, je n’avais pas pensé que le dernier vendredi avant les vacances allait être bondé. Seul hic de ce parc majestueux qui contient maintenant d’incroyables montagnes russes, l’offre alimentaire est vraiment inadéquate considérant qu’il est interdit d’apporter un lunch. S’y vous y allez, considérez sortir du site pour un tailgate dans le stationnement. Ce n’est pas nécessairement une question d’argent, mais vraiment d’économie de temps.
Le zoo de Toronto est aussi énorme! Pas nécessairement en nombre d’animaux, mais en distance de marche entre les enclos. La location d’un chariot à 8 $ s’est avéré notre meilleur investissement, surtout qu’on avait des tireurs pour nous aider.


Nous avons eu la chance de voir les pandas qui quitteront le zoo l’année prochaine. Antoine a été très heureux de voir son animal favori, le puma. Henri et maman ont quant à eux beaucoup aimé les hippopotames. L’enfant en moi a particulièrement apprécié voir le lion qui avait vraiment fière allure. Le prix d’entrée est raisonnable, mais contrairement à Wonderland, il est possible d’apporter son pique-nique sur le site.
Prochaines vacances?
Nous préparons maintenant nos prochaines vacances de rêve. Ce sera probablement 2 à 3 semaines en Europe. Nous économisons déjà les sous nécessaires, mais je crois qu’il est possible de planifier bien à l’avance et faire d’importantes économies. Je partagerai mes trucs, c’est certain.
En attendant, voici le reste de nos meilleurs clichés de voyage…